Pourquoi payer un abonnement mobile plus de 10 € par mois ?

Après 12 mois chez Sosh à un tarif promotionnel de 9,90€ par mois, qui allait repasser à 24€, me voilà chez B&You, Bouygues donc.  Étais je insatisfait ? Ai-je eu des problèmes avec le réseau ? La réponse est non.
Et pourtant je change de fournisseur mobile tous les ans. La raison est simple : les forfaits classiques sont inadaptés. De base, un forfait à 4 ou 9€ chez n’importe quel opérateur va offrir assez peu de données internet, type 1 ou 2 Go. Je vise plutôt du 10 Go et cela me fait tomber dans les forfaits aux alentours de 19-24€.
Or les opérateurs se sont lancés dans une bataille perpétuelle d’offres promotionnelles. Le marché est inondé par opérations plus ou moins faciles à comprendre et surtout qui émergent de façon chaotique.
Si Sosh m’avait proposé de reconduire l’offre à 9€ pour 50 Go (ce qui est beaucoup trop d’ailleurs), je serais resté client chez eux. La fidélisation n’existe plus dans le secteur du mobile et c’est bien dommage.
Au lieu de cela Sosh m’a contacté le mois dernier pour essayer de me vendre leur offre mobile + box internet à 30 €, leur nouvelle promo du moment ! Encore de l’illisible au pays des fournisseurs Télécom…
Offre que j’aurais pu saisir si je n’avais pas pris l’offre promo de SFR il y a 3 mois pour l’internet à la maison…
Mais pourquoi un tel désordre ?
Je vois une volonté plus ou moins opaque des opérateurs pour augmenter le revenu par client. Combien de personnes sont flexibles et prêtes à changer de fournisseur tous les ans ? Combien à la fin de l’échéance du tarif promotionnel vont payer un tarif trois fois plus cher en ne faisant pas attention ?
La méconnaissance et l’ignorance jouent pour beaucoup côté client. Je le vois lors de mes sessions à Emmaüs Connect, avec mes amis ou en famille.  Des personnes paient encore des forfaits à 30 ou 45€ pour des usages très, très légers !
On en revient à la maturité numérique : aller sur le net, chercher et comprendre les offres promotionnelles, s’inscrire, demander son RIO, payer en ligne, être sur de ce qu’on a fait, ne pas avoir de doute au moment du clic final… Cela est réservé à une caste, celle de ceux qui savent sur le net.
C’est assez incroyable de voir les discours officiels sur le numérique entretenu par une minorité de startupeurs, de médias à la mode ou certains gouvernants qui veulent jouer la carte de la modernité, certes nécessaire, mais je vous le dis, une fois sorti du sérail, le numérique reste un environnement qui brille, fascinant de loin mais va effrayer de près.
Au final, les opérateurs l’ont bien compris, d’où la bataille commerciale liée aux promotions perpétuelles et la confusion généré afin d’améliorer leurs parts de marché et le revenu par client (le fameux yeld).
C’est aux consommateurs d’être vigilants, de surveiller et d’être acteurs de leurs achats. Et peut être de se faire conseiller par quelqu’un qui sait dans leur entourage.

Le RGPD n’empêchera pas une nouvelle affaire Facebook / Cambridge Analytica.

Le Règlement Général sur la Protection des Données est donc maintenant lancé en Europe et s’applique au traitement des données personnelles.

Le RGPD a pour but de responsabiliser ceux qui collectent les données personnelles, les dévoreurs de données type Google et Facebook, permettre aux individus d’exercer leur droits sur leurs données et donner un pouvoir de contrôle à la CNIL.

Nous avons tous reçus de nombreux emails de la part des sociétés qui ont accès à nos données personnelles afin de nous prévenir du changement de leurs Conditions Générale d’Utilisation (CGU). Puis en se connectant au service concerné, Gmail, Twitter, Tumblr ou Deezer (etc..), vous avez eu un message vous avertissant de l’entrée en vigueur du RGPD.

Exemple de message lors de l’entrée en vigueur du RGPD pour l’application Deezer. J’ai donc eu le choix de dire ce que j’étais prêt à partager avec Deezer ou pas.

De manière générale sur internet, la collecte de nos données personnelles s’opèrent de deux façons.

Par les cookies qui sont stockés plus ou moins longtemps sur nos machines. Pour rappel, ces cookies sont des traqueurs générés lors de passage sur un site internet. Ils sont de type impersonnel, parce qu’ils ne sont pas liés personnellement à moi, par exemple, ils ne sont pas nominatifs. Ils permettent de connaître nos centres d’intérêts et nos potentielles intentions d’achat. Si je vais sur le site Darty, hop, un cookie Darty se colle sur mon PC. Peuvent apparaitre lors de mes prochaines visites sur internet des publicités pour Darty. Dans mon cas, ces publicités n’apparaitront pas, j’utilise uBlock Origin et un nettoyeur de cookies, Cookies Self Destruct.

La deuxième façon de « se faire collecter ses données personnelles » et qui est plus puissante est l’utilisation d’identifiants nominatifs, tels que ceux utilisés par Facebook ou Google. Afin d’utiliser leurs services, vous devez être connectés à leurs serveurs. Les données collectées sont bien plus lourdes que le simple cookie de navigation. Tout y passe : age, nom, prénom, « likes », posts écrits, photos partagées, groupes suivis… Bref, tout ce que vous ferez sur leur sit, ainsi que tout ce que vous ferez sur internet, tant que vous resterez connectés avec votre identifiant Facebook ! Et là où le cookie est temporaire, parce qu’on peut l’effacer sans problème en vidant son historique de navigation en deux clics, le compte Facebook est lui sans limite temporelle. Vous avez crée un compte il a y 10 ans : Facebook a une connaissance plus intime de vous que… vous-même et aura un profil parfait de son utilisateur. D’où l’intérêt de se déconnecter de FB quand on a fini de sa visite sur le réseau social. C’est le strict minimum que peu de gens font parce qu’il faut par suite ré-entrer identifiant et mot de passe, trop dur, n’est-ce pas ? 🙂

Ainsi, le problème de l’utilisation malfaisante de vos données n’est certainement pas empêché par le RGPD, que ce soit le profilage massif ou l’utilisation de vos données à des fins de manipulation. Il aurait été plus intéressant d’empêcher le stockage de nos données sur une longue période par exemple mais ce serait tuer le modèle économique de Facebook ou Google qui ne vivent que de la publicité (voir les camemberts de cette page), donc des données de leurs utilisateurs…

 

PS : et ça n’empechera pas Facebook et Google de faire ce qu’ils veulent : Android et les applications de Facebook déjà accusés de non-respect du RGPD

Une tablette, pourquoi faire au final ?

Ma tablette Samsung est en fin vie. Achetée en 2012, elle me sert à écouter la radio quand je cuisine ou le soir avec des écouteurs. Elle peut encore diffuser des films ou des dessins animés quand nous partons en vacances, sans télévision disponible pour occuper ponctuellement notre fils.

L’OS n’est plus à jour. La navigation internet rame avec le navigateur par défaut. Installer une application met une temps très long et encore plus long pour ouvrir l’application elle-même.

Dans un contexte de questionnement qui est le mien, écologique, pratique et utilitaire, je me dis que renouveler cet achat à peu d’intérêt.

Une tablette, pourquoi faire ?

Écouter la radio, mon téléphone peut le faire. Avoir un support pour voir un film ou un dessin animé en déplacement ? Mon ordinateur portable peut le faire. Je peux également prendre une clé USB et la brancher sur quasiment tous les téléviseurs actuels.

Je sais que le format tablette est intéressant : légère, facile à transporter, elle permet de consulter le net facilement, de lire les nouvelles et consulter ses emails sans trop de problème. Par contre, pour écrire un billet de blog ou répondre à un courriel de plus de 5 lignes, cela devient tout de suite plus fastidieux.  Je ne parle même pas de retoucher une image ou de gérer une feuille de calcul avec cinq onglets. Et les « copier-coller » pénibles sur une tablette, quel que soit l’OS, non merci.

A cela, il faudrait rajouter un nouvel appareil à la maison, un nouveau chargeur à transporter et à ne pas oublier, reproposer encore ses données privées à un nouvel opérateur via un nouvel dispositif et augmenter son empreinte écologique, terme poli pour ne pas dire « encore plus consommer d’énergie en rechargement et polluer ».

A priori, la tablette est donc un achat superflu pour notre foyer, même si les sirènes du marketing envoient leur chant et « comme tout le monde en a une, il en faut une« .

Un matériel intéressant pourrait être une liseuse avec encre électronique permettant de surfer sur le net de façon correcte, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et d’utiliser certaines applications comme Evernote. Cela limiterait la fatigue visuelle, économiserait de l’énergie et permettrait un usage plus productif en zappant les jeux par exemple. Utopique  donc.

Gardons la tête froide pour le coup et voyons si cet achat devient impératif au moment où j’enverrais mon actuelle tablette au recyclage 🙂

A suivre donc.

 

Les cookies, ça se mange !

Et oui, une recette de cookies ! Mais pourquoi donc ? Et bien pourquoi pas !

Les cookies sont des êtres mal aimés sur nos ordinateurs, ils nous suivent partout et permettent de traquer nos habitudes. Vous l’aurez compris, je préfère la version alimentaire 🙂

Il faut mélanger les ingrédients suivants, dans l’ordre, pour obtenir environ 30 cookies :

  • 150 grammes de beurre ramolli.
  • 180 grammes de sucre
  • 260 grammes de farine
  • 1/2 sachet de levure
  • 1 oeuf
  • 60 grammes de chocolat et 60 grammes de noisettes à casser en pépites. Sans noisette, ça fonctionne aussi.

Laissez reposer une demi heure au frigo. Faites ensuite de petites boules, mettre au four à 200° pendant 7 min. Et voilà 🙂

Avant d’enfourner.

damien delurier

7 minutes plus tard 🙂

 

 

le navigateur Brave, pour surfer sur votre smartphone

Pour surfer sur le net avec mon téléphone, j’utilisais par habitude Firefox.  J’avais installé les extensions habituelles pour bloquer les pubs, détruire les cookies et avoir une connexion sécurisée et je commençais à le trouver pataud, un peu lent. De plus, j’avais l’impression que Self destroying cookies ne fonctionnait pas correctement

A la recherche d’un potentiel remplaçant, merci au site alternativeTo, la liste se trouve assez limitée. Au fait, il faudra vraiment que j’écrive un billet sur alternativeTo, un site vraiment très, très utile dès que vous recherchez une alternative à un logiciel ou une application, gratuit, libre ou commercial, sur de nombreuses plateformes.

Je me suis tourné vers le navigateur Brave. Il a plusieurs arguments en sa faveur :

  • Il est open source.
  • Il intègre de base un bloqueur de publicités et plusieurs outils de protection anti-tracking et de sécurité.
  • Il est rapide.
  • Ce navigateur vous propose une solution pour rémunérer, si vous le voulez, les sites que vous visitez.

Voici quelques copies écran du navigateur :

J’ai choisi une page de démarrage classique : on peut voir les compteurs de blocage de publicités après quelques jours d’utilisation, le nombre de fois que la navigateur a enclenché la ligne sécurisée entre vous et le site visité (HTTPS) et le temps économisé à l’affichage grâce à au blocage de contenus publicitaires et traqueurs.

La deuxième copie écran représente le menu des options. Rien de spécial à signaler.

Ce dernier écran est le menu bien spécifique à Brave : en touchant la tête de lion dans la barre d’adresse, vous pouvez atteindre les options de sécurité. Ainsi vous pourrez les modifier à votre guise. Il faut avouer que c’est très bien et cela permet de se rendre compte des méfaits de certains sites, de leur nombre de traceurs.

Autre idée intéressante, pour passer d’une page ouverte à l’autre, il suffit de faire glisser son doigt sur la barre d’adresse. Ca me plait énormément, c’est très ergonomique.

Cela fait maintenant une semaine que Brave tourne en lien et place de Firefox et je ne vois pas de défaut à ce navigateur. Je vous le recommande.

 

Damien Delurier

Pour acheter un téléphone mobile, il faut comprendre le modèle économique de celui qui vous le vend.

Le monde des téléphones mobiles se résument à deux options : Google ou Apple.

Vous remarquerez tout de suite que je compare deux entités qui ne font pas la même chose : Google produit un système d’exploitation qui sera déployé sur des appareils fabriqués par d’autres sociétés (Samsung, Wiko, Huwaei…etc). Apple quant à lui produit un système d’exploitation qu’il déploie sur ses propres terminaux.

De là, on peut en déduire que nous avons une entreprise qui tire ses revenus de la vente de son OS (Google) et une autre entreprise qui, elle, tire ses revenus de la vente de ses appareils (Apple donc si vous avez bien suivi :p).

C’est là toute la subtilité : parce que c’est faux pour le premier et vrai pour le second. C’est une différence majeure qui nous permet de comprendre les deux modèles économiques et le prix final pour le consommateur.

Lien : http://www.businessinsider.fr/us/how-google-apple-facebook-amazon-microsoft-make-money-chart-2017-5

En consultant les camemberts ci-dessus (Alphabet étant la maison-mère de Google/Android pour information), nous nous apercevons que l’un est vendeur de produits manufacturés divers et variés, comme attendu allais-je dire, et que l’autre est… un marchand de publicités !?

Voilà donc le modèle économique de l’un et de l’autre : il est radicalement différent.

Apple doit sa réussite à la qualité générale de ses produits, que ce soit téléphones, tablettes ou ordinateurs personnels.

Google doit sa réussite à la qualité générale des liens et du clic publicitaires générés et vendus, par le biais de la récolte massive des données personnelles de ses utilisateurs et des internautes via son moteur de recherche, son service de courriel Gmail en lisant vos messages, son traqueur de traffic Adsense… et Android. Google en offrant son OS mobile Android au monde entier s’assure de continuer à massivement récolter les données personnelles de leurs utilisateurs pour faire du profilage publicitaire. Son OS n’est donc pas gratuit, il a un coût caché en monnaie « de vie privée ».

Pour terminer ce billet, Apple collecte-t-il des données des utilisateurs ? Je pense que oui. Est ce que c’est son modèle économique? Non. Sa raison d’exister ? Non plus.

De manière générale, les produits Apple sont plus onéreux et l’entreprise a su créer une image de marque plus élitiste, même si je trouve que cela à tendance à changer. Une fois qu’un terminal Apple est vendu, il est vendu, c’est terminé. Une fois un terminal Samsung ou LG vendu, Google commence à gagner de l’argent et va le faire tant que le terminal tournera avec Android et que ses services seront utilisés (Maps, Gmail…).

Au final, les deux compagnies travaillent dans le même secteur mais pas de la même façon. Une fois que nous le savons, nous pouvons prendre une décision. Et c’est le plus important, savoir avant d’acheter.

– Damien

PS : spéciale dédicace à Draky-avec-des-morceaux-de-Google-dedans pour ce billet, ainsi qu’au « forum des bons pères de famille », ils se reconnaîtront 😉

Être accompagnant numérique

image retouchée (Damien Delurier)

Pour les personnes qui baignent au quotidien dans le numérique, que ce soit en codant, en hébergeant des services communautaires comme un pod Diaspora*, en jonglant entre  Windows et Linux ou en utilisant aisément Gimp, Photoshop, LibreOffice, Word ou Firefox, il est facile d’oublier le jour où tout a commencé.

Pour ma part, tout à commencé à l’age de 6 ans quand un Texas Instrument TI-99 a atterri à la maison. Un ordinateur a toujours été à portée de main depuis cette époque. Texas Instruments, Amstrad, Atari, Amiga puis PC pour finir.

Je suis familier des machines et des systèmes d’exploitations. J’ai démonté et monté des tours et des portables, j’ai installé et désinstallé de nombreux logiciels, subi et provoqué des crashs.

Puis arriva internet. Chez des copains ayant leur petite entreprise avec une ligne Numeris 128K au début des années 2000. Je découvrais les joies d’internet : Napster et les parties de jeux en réseau (merci Starcraft et Counter Strike).

Devenir accompagnant numérique pour Emmaüs Connect est un choix important. Celui d’aider le plus grand nombre à maîtriser des outils qui font peur de prime abord, qui nous envahissent et devraient nous faciliter la vie. Maîtriser un outil et ne pas être dominé par l’outil, voilà le but.

Je suis donc au contact d’un public un peu hésitant au départ : cliquer sur l’écran ou sur une icône est un geste quasi sacré qui peut avoir, de leur point de vue, une portée dangereuse, celle de casser quelque chose, de mal faire ou de rater.

A moi de rassurer, de faire preuve de pédagogie. J’ai tellement torturé Windows ou Xubuntu, que j’explique à ce publique néophyte qu’il peut cliquer dans tous les sens, sur à peu près tout à l’écran, le seul risque étant de fermer une fenêtre accidentellement que l’on pourra réouvrir l’instant d’après ou de choisir le mauvais menu sur le site impots.gouv.fr. En fait, il faut se lancer, cliquer, sélectionner, prendre des notes et faire et refaire les gestes afin de les mémoriser. Pas évident de briser certaines peurs ou certaines hésitations mais on avance. La machine ne vous jugera pas 🙂

Certains viennent avec leur propre ordinateur, il faut expliquer l’importance des mises à jour, faire les premières avec le ou la bénéficiaire afin de lui  permettre de reproduire cela plus tard, à la maison tranquillement. On installe les logiciels de base, de quoi aller sur le net avec un bloqueur de publicités ou d’écrire avec une lettre avec le traitement de texte de Libreoffice.

Je suis étonné de voir la vitesse à laquelle les bénéficiaires apprennent, quel soit leur age d’ailleurs. Pas besoin d’être un « digital native » (être né avec internet donne-t-il vraiment un avantage quelconque, j’en doute fort) pour faire et bien faire. Les personnes se présentant aux permanences connectées ont envie d’apprendre. A moi de les accompagner et de les rendre autonome, de les rassurer afin de faire tomber leurs hésitations. Le but : qu’ils poursuivent leurs parcours de « nouveaux nés du numérique » de façon autonome.

Pourquoi encourager le logiciel libre dans les associations ?

Ce billet est une prise de notes de la conférence de Pierre Yves Gosset, membre de Framasoft, lors des 15ème Journées du Logiciel Libre (Lyon) le samedi 12 avril 2014.

En voici une version améliorée avec ma vision du numérique et mes pratiques associatives des dix dernières années.


Définir le libre : ce sont des valeurs que partagent le monde associatif.

1) utiliser
2) étudier
3) partager
4) modifier

L’image utilisée est celle de la recette de cuisine, que nous utilisons, que nous étudions, que nous pouvons partager et que nous pouvons modifier.

Le monde associatif et le logiciel libre sont habitées par la même vision du monde : celle d’améliorer les choses et de les partager, sans s’approprier une réussite.

Définir le cloud (infonuagique en français)

Le cloud est un mot à la mode et utilisé à toutes les sauces. La définition sera la suivante : utiliser des serveurs distants pour stocker et traiter vos données personnelles et numériques. En plus clair : vous utilisez l’ordinateur de quelqu’un à distance pour stocker vos données et informations.

Utiliser des entreprises comme Google et Facebook pour son association ?

1) il y a un problème du tracking permanent de ce que vous faites sur internet de leur part.
2) on ne change pas de modèle de consommation : tout en haut, quelqu’un décide ce que vous verrez sur votre écran.
3) on sous-traite ses propres données : on devient dépendant de solutions extérieures.
4) on sous-traite sa vie privée : elle est entre les mains d’une société extérieure. Qu’en est-il de la collecte et de l’exploitation de vos données et de celles de vos adhérents ? Personne ne sait.

Et mon association dans tout ça ?

1) vous ne maîtrisez pas ces services « cloud ». Du jour au lendemain, le service que vous utilisez peut devenir payant, le service peut radicalement changer, voir pire, les données peuvent être perdues.

2) vous imposez vos choix à d’autres personnes. Elles devront se connecter à ces services, et peut être même créer un compte à ce service, sans voir le choix.

Les solutions ?

1) pour éviter que les membres de votre association et les visiteurs ne soient traqués en se rendant sur votre site, il faut enlever les publicités : mais quid de cette potentielle rentrée d’argent ?

2) les visiteurs du site doivent passer a une économie de la contribution, pas seulement consommateur, en faisant des dons à votre site.

3) héberger soi-même ses données, cela ne coûte pas nécessairement cher

4) ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier en utilisant un seul et même fournisseur de services pour tout (email, agenda, stockage de fichiers, réseau social, base de données d’adhérents…)

5) s’informer, se former pour comprendre ce qu’on utilise

6) être conscient des traces que nous laissons sur internet selon les services utilisés.

7) utiliser les bons outils, libres de préférence

Six conseils pour écrire de John Steinbeck

Lors de la rédaction d’un document, nous pouvons être confrontés au manque d’inspiration, à la peur de la feuille blanche ou l’insatisfaction de ce que l’on est en train de rédiger.

L’écrivain américain John Steinbeck a donné six conseils pour écrire.

Que ce soit pour la rédaction d’un article, d’un roman ou d’un document professionnel, ces conseils peuvent vous aider.

1. Abandonnez l’idée que vous finirez un jour. Perdez le comptage des 400 pages visées et écrivez juste une page par jour, cela aide. Ainsi, quand vous aurez fini, vous serez toujours surpris.

2. Écrivez librement et aussi rapidement que possible et mettez sur les choses papier. Ne corrigez pas ou ne réécrivez pas tant que tout n’est pas jeté sur le papier. Réécrire lors du processus est une excuse pour ne pas avancer. Cela interfère avec le flot et le rythme qui ne peuvent provenir que d’une association inconsciente avec le sujet.

3. Oubliez votre auditoire habituel. En premier lieu, un auditoire sans nom et sans visage va vous effrayer et en second lieu, contrairement au théâtre, cette auditoire n’existe pas. Dans l’écriture, votre auditoire est un lecteur seul. Je trouve que cela peut quelques fois aider de penser à quelqu’un, une personne réelle que vous connaissez ou une personne fictive que vous imaginez, et écrire pour elle.

4. Si une scène ou une section prend le dessus sur vous et que vous pensez qu’il est nécessaire de l’inclure, passez votre chemin et continuer. Quand vous aurez fini d’écrire, vous pourrez revenir sur cette scène et peut être vous rendrez vous compte que le problème vient du fait que cette partie ne devrait pas être là.

5. Attention à la scène qui est chère à vous yeux, plus chère que le reste. Elle paraîtra souvent hors de propos.

6. Si vous utilisez des dialogues, prononcez-les à voix haute quand vous les écrivez. Ainsi ils auront la tonalité de la parole.

 

Texte original

1. Abandon the idea that you are ever going to finish. Lose track of the 400 pages and write just one page for each day, it helps. Then when it gets finished, you are always surprised.

2. Write freely and as rapidly as possible and throw the whole thing on paper. Never correct or rewrite until the whole thing is down. Rewrite in process is usually found to be an excuse for not going on. It also interferes with flow and rhythm which can only come from a kind of unconscious association with the material.

3. Forget your generalized audience. In the first place, the nameless, faceless audience will scare you to death and in the second place, unlike the theater, it doesn’t exist. In writing, your audience is one single reader. I have found that sometimes it helps to pick out one person — a real person you know, or an imagined person and write to that one.

4. If a scene or a section gets the better of you and you still think you want it — bypass it and go on. When you have finished the whole you can come back to it and then you may find that the reason it gave trouble is because it didn’t belong there.

5. Beware of a scene that becomes too dear to you, dearer than the rest. It will usually be found that it is out of drawing.

6. If you are using dialogue — say it aloud as you write it. Only then will it have the sound of speech.