Facebook est en déclin chez les 12 -24 ans

Être sur Facebook pour les 12-24 ans était intéressant quand ils étaient entre eux. C’était le lieu où il fallait être.

Mais les choses ont changé. Tout le monde est sur Facebook, parents compris. Ainsi donc la jeunesse pour protéger sa vie privée fuirait ailleurs. La jeunesse comprendrait-elle donc l’importance de la vie privée ? Et l’intérêt que leur intimité reste privée ? C’est plutôt une bonne nouvelle.

Voir mieux, ces jeunes conservent leur compte Facebook pour préserver le lien avec la famille, afin de mieux contrôler ce qui se passe et de rassurer par leur présence virtuelle, même si les choses essentielles se passent maintenant ailleurs.

Ces 12-24 ans se tournent principalement vers Snapchat et Instagram, là où l’image règne en maitre et dicte les codes.

Snapchat et Instagram, c’est un peu comme Las Vegas : ce qui se passe là-bas, reste là-bas, sous entendu loin du regard parental. Je vous rassure, quand quelque chose dérape, il y a toujours une bonne âme pour le partager sur Twitter et le rendre méchamment publique.

Il reste qu’Instagram et Snapchat sont un coup dur pour l’écrit et les mots.

Sur Snapchat, les messages se résument à quelques mots, abréviations du parler jeune et autres onomatopées, seule l’image à une valeur. Mais quelle image envoyée hormis la sienne, son visage, son corps ou ses baskets à longueur de journée ? Avons-nous des vies si trépidantes pour sur-envoyer son moi, jusqu’à saturation ?

Instagram, lui, est plus varié : photos de ses repas, de villes, de paysages exotiques, de famille ou d’environnement professionnel. Cela reste tout de même limité : à moins d’être un grand voyageur ou un excellent créatif, le contenu risque d’être répétitif.

Dans les deux cas, la réflexion, l’échange et l’écrit me semblent malmener. Là où Twitter rajoute des caractères pour essayer d’améliorer les échanges, là où Facebook permettait d’écrire des messages longs, Snapchat et Instagram réduisent cela grandement l’apport du commentaire, du retour critique par de la pensée et des mots.

 

 

Liens relatifs à ce billet :

https://www.emarketer.com/content/facebook-losing-younger-users-at-even-faster-pace

https://www.theguardian.com/technology/2018/feb/16/parents-killed-it-facebook-losing-teenage-users

https://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/news/facebook-quit-young-people-social-media-snapchat-instagram-emarketer-a8206486.html

2 réflexions sur « Facebook est en déclin chez les 12 -24 ans »

  1. En France aussi ? Y-a-t-il eu une étude qui montrerait que nous allons dans le même sens ? Je n’ai pas cette sensation. A la fois, ce n’est qu’une sensation personnelle. ;+)

    1. Je pense que Facebook est à son sommet en France, peut être légèrement moins chez les jeunes qui fuient le regard parental sur Snapshat ou Instagram. Mais aucune donnée de mon côté pour affirmer ou informer ce ressenti.

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