Être accompagnant numérique

image retouchée (Damien Delurier)

Pour les personnes qui baignent au quotidien dans le numérique, que ce soit en codant, en hébergeant des services communautaires comme un pod Diaspora*, en jonglant entre  Windows et Linux ou en utilisant aisément Gimp, Photoshop, LibreOffice, Word ou Firefox, il est facile d’oublier le jour où tout a commencé.

Pour ma part, tout à commencé à l’age de 6 ans quand un Texas Instrument TI-99 a atterri à la maison. Un ordinateur a toujours été à portée de main depuis cette époque. Texas Instruments, Amstrad, Atari, Amiga puis PC pour finir.

Je suis familier des machines et des systèmes d’exploitations. J’ai démonté et monté des tours et des portables, j’ai installé et désinstallé de nombreux logiciels, subi et provoqué des crashs.

Puis arriva internet. Chez des copains ayant leur petite entreprise avec une ligne Numeris 128K au début des années 2000. Je découvrais les joies d’internet : Napster et les parties de jeux en réseau (merci Starcraft et Counter Strike).

Devenir accompagnant numérique pour Emmaüs Connect est un choix important. Celui d’aider le plus grand nombre à maîtriser des outils qui font peur de prime abord, qui nous envahissent et devraient nous faciliter la vie. Maîtriser un outil et ne pas être dominé par l’outil, voilà le but.

Je suis donc au contact d’un public un peu hésitant au départ : cliquer sur l’écran ou sur une icône est un geste quasi sacré qui peut avoir, de leur point de vue, une portée dangereuse, celle de casser quelque chose, de mal faire ou de rater.

A moi de rassurer, de faire preuve de pédagogie. J’ai tellement torturé Windows ou Xubuntu, que j’explique à ce publique néophyte qu’il peut cliquer dans tous les sens, sur à peu près tout à l’écran, le seul risque étant de fermer une fenêtre accidentellement que l’on pourra réouvrir l’instant d’après ou de choisir le mauvais menu sur le site impots.gouv.fr. En fait, il faut se lancer, cliquer, sélectionner, prendre des notes et faire et refaire les gestes afin de les mémoriser. Pas évident de briser certaines peurs ou certaines hésitations mais on avance. La machine ne vous jugera pas 🙂

Certains viennent avec leur propre ordinateur, il faut expliquer l’importance des mises à jour, faire les premières avec le ou la bénéficiaire afin de lui  permettre de reproduire cela plus tard, à la maison tranquillement. On installe les logiciels de base, de quoi aller sur le net avec un bloqueur de publicités ou d’écrire avec une lettre avec le traitement de texte de Libreoffice.

Je suis étonné de voir la vitesse à laquelle les bénéficiaires apprennent, quel soit leur age d’ailleurs. Pas besoin d’être un « digital native » (être né avec internet donne-t-il vraiment un avantage quelconque, j’en doute fort) pour faire et bien faire. Les personnes se présentant aux permanences connectées ont envie d’apprendre. A moi de les accompagner et de les rendre autonome, de les rassurer afin de faire tomber leurs hésitations. Le but : qu’ils poursuivent leurs parcours de « nouveaux nés du numérique » de façon autonome.

Être bénévole pour Emmaüs Connect

Emmaus Connect propose de faire du numérique une chance pour tous. Des permanences connectées sont organisées tout au long de la semaine pour accueillir un public en besoin : besoin d’apprentissage et besoin d’aide dans un premier temps, le but à terme est de guider les bénéficiaires vers l’autonomie, c’est-à-dire se débrouiller seul face à un ordinateur et arriver à mener ses recherches sur internet, consulter sa boite email, remplir une feuille d’impôts en ligne ou vérifier sa facture EDF au format .pdf.

Des choses simples mais tellement importantes pour l’ensemble de nos concitoyens.

J’ai donc l’opportunité d’encadrer et d’aider un public novice. L’association met à disposition des PC portables et pendant 1h30, je guide les bénéficiaires dans leurs demandes diverses et variées. Le but n’est pas de faire à leur place mais bien de les guider, ce sont eux qui font les gestes, cliquent, notent et valident leurs actes de navigation.

Faire ensemble est important et permet d’acquérir les bons réflexes.

Au fil des semaines, les bénéficiaires acquièrent de nouvelles connaissances et des réflexes. Un carnet de suivi permet de noter l’évolution et les diverses actions pratiquées.

En peu de temps, j’ai pu noter l’envie des bénéficiaires d’apprendre, l’envie de faire, d’arriver à quelque chose, à finaliser une action entreprises en début de session. Ils ont une vraie motivation.

Les missions d’Emmaus Connect sont nombreuses, former et accompagner est l’une d’entre elles. Il y en a d’autres. De nouvelles perspectives s’ouvrent et je vais réfléchir aux prochaines missions que je pourrais soutenir.

Un nouveau blog

Et me voilà de retour dans le grand jeu de la blogosphère francophone !

Je suis présent du côté de blog-libre et en quelques semaines j’ai relancé  plusieurs activités. Tout d’abord écrire sur Medium, une plate-forme très facile d’utilisation et prendre des photos. Mais plus que de prendre des photos, ce sera surtout les publier. Et qui dit publication dit développement. Donc tenter un travail de qualité de photographe amateur.

La grande différence de ce nouveau départ, c’est l’abandon du pseudonymat. Et oui, j’écris à ce jour sous ma vraie identité par souci de transparence. Je me suis largement inspiré de la réflexion de Genma/Jérome, merci à lui.

J’ai donc plusieurs projets sur le feu, écrire, faire de la photographie  et je prépare un café vie privée, possiblement présenté à un Meetup. Le choix des lieux est large sur Lyon. L’actualité très chaude du moment concernant Facebook me pousse à finaliser cette présentation.

Ce blog comportera plusieurs pages et rubriques. Je ne vais pas tout dévoiler mais je désire inscrire ma démarche sur la longueur avec du fond, du fond et encore du fond.

A bientôt.