Lecture du moment : « Gouvernance, éthique et RSE »

Je suis actuellement en formation continue à l’Université Lyon 2 en Economie Sociale et Solidaire dans le cadre d’un Master 2 tout en travaillant au sein d’une association composée d’entreprises dans un poste de chef de projets RSE.

Je travaille actuellement sur la problématique de mon mémoire. Elle  tournera certainement autour des questions de gouvernance, RSE et ESS.

Je continue mon travail de réflexion par des lectures diverses et variées. En ce moment, c’est donc « Gouvernance, éthique et RSE », un ouvrage dirigé par Olivier Meier et Guillaume Schier.

 

Comme chaque matin, je fais ma veille grâce à mes flux RSS avec The Old Reader et je tombe sur deux articles très intéressants.

Marc Benioff, le saint patron de la Silicon Valley sur le site du Monde et Pourquoi le travail est-il devenu absurde ? sur le site Internet Actu (dont je vous recommande la lecture).

Dans la tech, les entreprises ne sont pas toutes égales.

A la lecture de l’article du Monde, je me dis que le créateur de Salesforce est un patron investi vers la société et qu’il déploie une véritable politique RSE au sein de son entreprise.

En 2015, j’avais eu l’occasion de visiter les bureaux de Salesforce à Londres pour une réunion de travail. C’est ainsi qu’avec mon ancienne équipe nous avions décidé de donner une journée de travail pour faire une action de mécénat : repeindre une école dans un quartier fragile de la banlieue de Londres ou déboiser un parc public suite à une tempête. Par vote, nous avions choisi la deuxième action. Ce type d’initiative est courante chez Salesforce, comme expliqué dans l’article par la politique du « one-one-one ».

C’est une vision du monde à l’opposé de l’entreprise Netflix par exemple : Patty McCord, ex-RH pendant 12 ans là-bas, explique qu’il faut promouvoir l’efficacité et la performance au détriment de toute sécurité ou empathie envers les salariés. McCord a publié un livre en 2018 où elle explique que les employés ne doivent plus attendre de leurs dirigeants des aides pour se perfectionner ou à acquérir de nouvelles compétences, pas plus que les accompagner dans leurs difficultés.

Le plus révélateur dans tout ca se trouve dans la publication Forbes des 100 meilleurs entreprises dans lesquelles travailler aux USA : Salesforce est n°2, Netflix inexistant.

Le navigateur Firefox et son éco-système

Le navigateur internet Firefox est aujourd’hui bien plus qu’un simple navigateur. Petit à petit, s’agrègent de nouveaux services à son univers.

Pour rappel, Firefox est l’un des derniers navigateurs libre et ouvert développé par une fondation et proposant son propre moteur de rendu.

Je vais aborder les trois points ci-dessus :

    • Un logiciel libre permet d’avoir intégralement accès à son code source, à apprendre comme il fonctionne et avoir la possibilité de le modifier. Firefox s’est fixé l’objectif de ne pas espionner ses utilisateurs.
    • Le fait d’appartenir à une fondation permet d’avoir un but plus philosophique que commercial. C’est avec un mode de pensée de partage et de collaboration que Firefox est développé même si la survie financière et économique est importante. Rappel : une fondation est une organisation non lucrative ou à lucrativité limité. L’argent gagné est obligatoirement réinvesti dans sa mission sociale.
    • Le moteur de rendu est l’outil pour vous faire voir les pages internet. C’est la façon de Firefox de vous faire voir internet. Son moteur s’appelle Gecko.

Firefox propose des services très intéressants autour de son navigateur. Celui que j’utilise au quotidien est Pocket. Ce service permet de mettre de côté les articles que vous rencontrez sur le net pour les lire plus tard. Il est tout à fait possible de synchroniser ce service sur votre tablette ou votre téléphone portable.

Sont arrivés récemment Send permettant de partager des fichiers en ligne plutot que via votre boite email, Lockwise pour gérer ses mots de passe en ligne et Monitor pour détecter une fuite de données de vos adresses emails.Firefox

 

En conclusion

Firefox est bien plus qu’un navigateur pour aller de pages en pages sur le net. C’est une façon d’appréhender le numérique avec des valeurs d’ouverture et de transparence, via son code source libre et ouvert, et de collaboration et lucrativité limitée, avec son modèle abrité dans une fondation.

C’est en clair l’opposé d’un navigateur comme Google Chrome qui est une fenêtre commerciale pour permettre à la firme étasunienne de traquer la vie privée de ses utilisateurs et de créer des profils publicitaires pour les revendre à des clients. Rappel : 88% du chiffre d’affaires de Google, c’est de la vente de publicité, on ne parle de technologie ou de matériel. En clair, Google est un régie publicitaire planétaire.

La fondation Mozilla vous propose un tutoriel pour passer en quelques minutes de Chrome à Firefox : https://www.mozilla.org/fr/firefox/switch/ alors lancez-vous !

Gérer les cookies de votre navigateur facilement avec Cookie AutoDelete

La gestion des cookies, soit témoins de connexion en français, est souvent problématique lors de vos séances de navigation internet :

    • ils sont utiles pour garder vos préférences de connexion sur vos sites privilégiés (comme le webmail personnel par exemple)
    • inutiles et très intrusifs par le pistage systématique de vos habitudes de navigation. On parle souvent des cookies tierces parties qui viennent infester les sites visités.

L’extension Cookie AutoDelete va permettre de faire le ménage des cookies intrusifs sans effacer ceux dont vous avez besoin pour une navigation agréable. Les paramètres sont extrêmement simples à configurer.

1) Commencez par cliquez sur l’icone de l’extension

2) Activez le nettoyage automatique.

3) Si vous arrivez sur un site et que vous souhaitez conserver la connexion, il suffit de cliquer sur le rectangle bleu « + liste blanche » pour conserver les cookies du site visé.

Dans l’exemple ci-dessus, j’ai mis en liste blanche *vivaldi.net, ce qui laissera ma session ouverte pour consulter mes emails, même en refermant l’onglet.

Dans tous les autres cas, dès qu’un onglet sera fermé, un message apparaitra en bas de votre écran vous signalant combien et quels cookies ont été automatiquement effacés.

Une extension utile et simple à utiliser !

 

Dans le cloud, personne ne vous entendra crier

Définition de base du mot cloud (infonuagique en français) : l’ordinateur de quelqu’un d’autre.


Nous apprenons ce jour qu’une cyberattaque en Allemagne a permis de récupérer les données de centaines de personnalités allemandes.

Le groupe hôtelier Marriott a révélé que les données concernant 5 millions de passeport ont été dérobées de ses serveurs informatiques.

Ces évènements rappellent sans cesse que dans le cloud, rien n’est définitivement protégé. Que ce soit par l’action de pirates informatiques, un·e employé·e décu·e ou une simple erreur humaine, ce qui se trouve sur des serveurs informatiques privés peut à tout moment se retrouver dans la nature, révélé au public.

Yahoo, Orange, Ebay, Facebook, Domino’s Pizza, la Banque Centrale Européenne… toutes les organisations ont été ou seront hackées. Et il en va de même pour nous.

Ce n’est qu’une question de temps avant de voir toutes ou partie de nos données privées être volées, voir exposées publiquement.

Faut-il réfléchir à ce que nous envoyons en ligne via nos ordinateurs et par téléphone ? Pour ma part, je pense que oui.

J’ai bien conscience que l’éparpillement de nos données numériques dans le cloud est obligatoire : par le biais du e-commerce généralisé, par la numérisation des échanges administratifs et par l’utilisation de nombreux outils de conversation (email, SMS, Whatsapp, Snap, Skype, Messenger..). Nous stockons des bouts de nos vies sur les ordinateurs de tierce personne en partant d’un principe simple : la confiance inconsciente que nous leur faisons.

Or, chaque acteur numérique n’est pas un coffre-fort. Il faut donc se préparer mentalement à perdre ou plutôt à partager nos données involontairement.

Ce qui m’amène à mon deuxième point : limiter ce partage de données privées, voir intimes. Je pense particulièrement à l’épisode du Fappening qui a vu les photos intimes de célébrités féminines révélées au monde entier en aout 2014 après le hack du service de stockage d’Apple, iCloud.

Internet n’est pas un lieu privé, même si certains canaux en donnent l’illusion, comme Snapchat où la jeunesse se réfugie pour échapper aux regards des parents, et ne le sera jamais.

La difficile leçon de cette histoire peut se résumer de façon suivante : faites ce que vous voulez, dans le contexte que vous voulez mais ne mettez rien en ligne de compromettant. Que ce soit des choses intimes, sexuelles, votre futur plan de domination du monde ou tout le mal que vous pensez de votre manager, ne mettez rien en ligne. Jamais.

– Damien

PS : les plus fidèles d’entre vous reconnaîtront le titre de ce billet que j’avais utilisé sur un précédent blog 🙂

Evernote ou OneNote ?

Le débat afin de savoir quel est le meilleur outil de prise de notes entre Evernote et OneNote est un grand classique du net.

Pour ma part, j’ai fait un premier billet sur Evernote et je me suis penché intensivement sur OneNote très récemment.

Commençons par présenter OneNote : il s’agit de l’outil de prise de notes crée par Microsoft et proposé gratuitement sur Windows 10.

Il vous propose de créer des Notebooks (des carnets) qui comportent des Sections, ces Sections comportant des pages de notes.

La première chose qui saute aux yeux est que Onenote est très bon dans l’édition, que ce soit de textes, d’images et de dessins. Le grand nombre de rubans amène de nombreuses options d’édition. C’est l’école MS-Office.  Il est possible d’attacher un document n’importe où dans la page de la note.

J’ai essayé l’expérience OneNote pendant un bon mois. J’ai crée des Notebooks, des notes, mis des marqueurs à mes notes (des tags visuels avec icônes), partagé des carnets, utilisé l’outil de capture d’images et l’extension web via Firefox pour capturer du contenu web. J’étais déterminé à passer sous OneNote sérieusement parce que mon abonnement Evernote était arrivé à son terme.

En un mois, je me suis aperçu des forces et des faiblesses de OneNote par rapport à Evernote.

Avantages de OneNote
  • La capture d’écran. L’outil est très bien fait et fonctionne parfaitement. Les images capturées s’insèrent automatiquement dans la même note.
  • Transformer les textes manuscrits ou photographiés en texte éditable : je dois dire que c’est assez impressionnant et très, très efficace.
  • Les capacités d’édition puissantes.
Faiblesses de OneNote
  • Option de partage limitée : seul un carnet être partagé, pas un note seule.
  • Impossible d’importer un fichier dans une note via l’application Android (ou alors je n’ai rien compris…).
  • Pas possible d’ouvrir une note ou plusieurs notes dans une fenêtre séparée.
  • Pas possible de classer les notes par ordre alphabétique ou par date de création, elles se déplacent uniquement manuellement.
  • Attacher un document n’importe où dans la page apporte une certaine flexibilité mais je trouve au final que cela manque d’ordre en fait avec des .pdf qui se baladent n’importe où dans la page.
  • Interface trop fouillis à mon goût (critère très subjectif).
En conclusion : Evernote l’emporte assez facilement en fait

Evernote est plus efficace dans l’organisation du rangement et peut contenir des fichiers de différents formats.

L’utilisation de tags est également plus facile dans Evernote et la recherche dans ces tags est assez efficace. OneNote utilise des marqueurs et non des tags, ce qui me convient moins.

Pour terminer, la synchronisation me laisse perplexe dans OneNote. Il faut ouvrir les notebooks et les synchroniser presque manuellement. C’est lent, très lent. Dès qu’on dépasse les 7-8 notebooks sous Android, ca devient même inquiétant de lenteur. Sous plusieurs appareils, la gestion de la synchronisation des notebooks devient problématique et engendre quelques conflits de sauvegarde, sans perte de notes ou de contenu heureusement.

Sous Evernote, la synchronisation ne se fait pas remarquer, elle se fait en silence, que vous ayez 2 ou 10 carnets.

Au final, ce mois intégralement sous OneNote m’a enfin permis d’avoir un avis sur les deux outils.

Evernote est l’outil qui me correspond le mieux. J’ai repris un abonnement Premium et mon workflow habituel. J’ai même maintenant l’opportunité d’utiliser Evernote au travail et j’ai déjà converti une collaboratrice à son usage.

La simplicité est du côté d’Evernote, ainsi que la fiabilité. J’aime son approche en trois colonnes, aux couleurs calmes et apaisantes, au partage facile des carnets ou d’une simple note. Bref, je m’y retrouve et m’y sens bien pour aller de l’avant.

Trello, un outil visuel d’organisation très efficace

Trello est un outil visuel pour organiser vos notes, idées, projets et fonctionne en mode panneau. Vous avez la possibilité de créer une page, cette page comportera des listes et vous pourrez insérer des cartes dans ces listes. Ces cartes seront enrichies par des images, des liens, des fichiers, un rappel automatique ou une checklist. A noter qu’il est possible de mettre des labels à vos cartes.

Trello est un outil collaboratif puissant : il possible de partager vos pages et tableaux, de travailler en équipe sur les pages et de commenter les cartes de vos collaborateurs.

L’intérêt ? Créer une organisation visuelle de vos missions et objectifs personnels et professionnels, individuels ou collectifs.

Dans l’exemple ci-dessus, il s’agit d’une page créée pour repeindre une cuisine. Quatre listes ont été insérées, Idées, A faire, En cours et Terminé. Ainsi, vous pouvez ajouter de la matière et la faire évoluer dans vos cartes selon l’avancée de vos projets, c’est-à-dire les faire glisser d’un liste à l’autre.

L’organisation de panneau la plus classique est appelée Kanban avec les cartes To do, In progress, Done, comme ci-dessus. C’est l’outil idéal pour la gestion de projets et de suivi de taches en créant des pages mensuelles ou hebdomadaires.

Dans le cas d’une recherche d’emploi par exemple, Trello est très utile : vous pouvez vous appuyer sur les listes suivantes, Offre repérées, Offres répondues, Entretien à venir. Les cartes comporteront les titres de l’annonce et le lien pour répondre, avec un rappel pour ne pas louper une date limite.

Vous partez en voyage ? Créez une page avec une colonne pour les hôtels envisagés, une deuxième colonne pour les visites et activités à faire, une troisième colonne pour les restaurants…etc

Vous travaillez en équipe et vos collaborateurs ont des projets en cours ? Il est possible de créer une page par collaborateur qui mettra à jour l’avancée de son travail.

Accessible sur toutes les plateformes, Trello vous suit partout et vous permet de mettre à jour vos progrès dans l’atteinte de vos objectifs.

Facebook est en déclin chez les 12 -24 ans

Être sur Facebook pour les 12-24 ans était intéressant quand ils étaient entre eux. C’était le lieu où il fallait être.

Mais les choses ont changé. Tout le monde est sur Facebook, parents compris. Ainsi donc la jeunesse pour protéger sa vie privée fuirait ailleurs. La jeunesse comprendrait-elle donc l’importance de la vie privée ? Et l’intérêt que leur intimité reste privée ? C’est plutôt une bonne nouvelle.

Voir mieux, ces jeunes conservent leur compte Facebook pour préserver le lien avec la famille, afin de mieux contrôler ce qui se passe et de rassurer par leur présence virtuelle, même si les choses essentielles se passent maintenant ailleurs.

Ces 12-24 ans se tournent principalement vers Snapchat et Instagram, là où l’image règne en maitre et dicte les codes.

Snapchat et Instagram, c’est un peu comme Las Vegas : ce qui se passe là-bas, reste là-bas, sous entendu loin du regard parental. Je vous rassure, quand quelque chose dérape, il y a toujours une bonne âme pour le partager sur Twitter et le rendre méchamment publique.

Il reste qu’Instagram et Snapchat sont un coup dur pour l’écrit et les mots.

Sur Snapchat, les messages se résument à quelques mots, abréviations du parler jeune et autres onomatopées, seule l’image à une valeur. Mais quelle image envoyée hormis la sienne, son visage, son corps ou ses baskets à longueur de journée ? Avons-nous des vies si trépidantes pour sur-envoyer son moi, jusqu’à saturation ?

Instagram, lui, est plus varié : photos de ses repas, de villes, de paysages exotiques, de famille ou d’environnement professionnel. Cela reste tout de même limité : à moins d’être un grand voyageur ou un excellent créatif, le contenu risque d’être répétitif.

Dans les deux cas, la réflexion, l’échange et l’écrit me semblent malmener. Là où Twitter rajoute des caractères pour essayer d’améliorer les échanges, là où Facebook permettait d’écrire des messages longs, Snapchat et Instagram réduisent cela grandement l’apport du commentaire, du retour critique par de la pensée et des mots.

 

 

Liens relatifs à ce billet :

https://www.emarketer.com/content/facebook-losing-younger-users-at-even-faster-pace

https://www.theguardian.com/technology/2018/feb/16/parents-killed-it-facebook-losing-teenage-users

https://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/news/facebook-quit-young-people-social-media-snapchat-instagram-emarketer-a8206486.html

Pourquoi payer un abonnement mobile plus de 10 € par mois ?

Après 12 mois chez Sosh à un tarif promotionnel de 9,90€ par mois, qui allait repasser à 24€, me voilà chez B&You, Bouygues donc.  Étais je insatisfait ? Ai-je eu des problèmes avec le réseau ? La réponse est non.
Et pourtant je change de fournisseur mobile tous les ans. La raison est simple : les forfaits classiques sont inadaptés. De base, un forfait à 4 ou 9€ chez n’importe quel opérateur va offrir assez peu de données internet, type 1 ou 2 Go. Je vise plutôt du 10 Go et cela me fait tomber dans les forfaits aux alentours de 19-24€.
Or les opérateurs se sont lancés dans une bataille perpétuelle d’offres promotionnelles. Le marché est inondé par opérations plus ou moins faciles à comprendre et surtout qui émergent de façon chaotique.
Si Sosh m’avait proposé de reconduire l’offre à 9€ pour 50 Go (ce qui est beaucoup trop d’ailleurs), je serais resté client chez eux. La fidélisation n’existe plus dans le secteur du mobile et c’est bien dommage.
Au lieu de cela Sosh m’a contacté le mois dernier pour essayer de me vendre leur offre mobile + box internet à 30 €, leur nouvelle promo du moment ! Encore de l’illisible au pays des fournisseurs Télécom…
Offre que j’aurais pu saisir si je n’avais pas pris l’offre promo de SFR il y a 3 mois pour l’internet à la maison…
Mais pourquoi un tel désordre ?
Je vois une volonté plus ou moins opaque des opérateurs pour augmenter le revenu par client. Combien de personnes sont flexibles et prêtes à changer de fournisseur tous les ans ? Combien à la fin de l’échéance du tarif promotionnel vont payer un tarif trois fois plus cher en ne faisant pas attention ?
La méconnaissance et l’ignorance jouent pour beaucoup côté client. Je le vois lors de mes sessions à Emmaüs Connect, avec mes amis ou en famille.  Des personnes paient encore des forfaits à 30 ou 45€ pour des usages très, très légers !
On en revient à la maturité numérique : aller sur le net, chercher et comprendre les offres promotionnelles, s’inscrire, demander son RIO, payer en ligne, être sur de ce qu’on a fait, ne pas avoir de doute au moment du clic final… Cela est réservé à une caste, celle de ceux qui savent sur le net.
C’est assez incroyable de voir les discours officiels sur le numérique entretenu par une minorité de startupeurs, de médias à la mode ou certains gouvernants qui veulent jouer la carte de la modernité, certes nécessaire, mais je vous le dis, une fois sorti du sérail, le numérique reste un environnement qui brille, fascinant de loin mais va effrayer de près.
Au final, les opérateurs l’ont bien compris, d’où la bataille commerciale liée aux promotions perpétuelles et la confusion généré afin d’améliorer leurs parts de marché et le revenu par client (le fameux yeld).
C’est aux consommateurs d’être vigilants, de surveiller et d’être acteurs de leurs achats. Et peut être de se faire conseiller par quelqu’un qui sait dans leur entourage.

Le RGPD n’empêchera pas une nouvelle affaire Facebook / Cambridge Analytica.

Le Règlement Général sur la Protection des Données est donc maintenant lancé en Europe et s’applique au traitement des données personnelles.

Le RGPD a pour but de responsabiliser ceux qui collectent les données personnelles, les dévoreurs de données type Google et Facebook, permettre aux individus d’exercer leur droits sur leurs données et donner un pouvoir de contrôle à la CNIL.

Nous avons tous reçus de nombreux emails de la part des sociétés qui ont accès à nos données personnelles afin de nous prévenir du changement de leurs Conditions Générale d’Utilisation (CGU). Puis en se connectant au service concerné, Gmail, Twitter, Tumblr ou Deezer (etc..), vous avez eu un message vous avertissant de l’entrée en vigueur du RGPD.

Exemple de message lors de l’entrée en vigueur du RGPD pour l’application Deezer. J’ai donc eu le choix de dire ce que j’étais prêt à partager avec Deezer ou pas.

De manière générale sur internet, la collecte de nos données personnelles s’opèrent de deux façons.

Par les cookies qui sont stockés plus ou moins longtemps sur nos machines. Pour rappel, ces cookies sont des traqueurs générés lors de passage sur un site internet. Ils sont de type impersonnel, parce qu’ils ne sont pas liés personnellement à moi, par exemple, ils ne sont pas nominatifs. Ils permettent de connaître nos centres d’intérêts et nos potentielles intentions d’achat. Si je vais sur le site Darty, hop, un cookie Darty se colle sur mon PC. Peuvent apparaitre lors de mes prochaines visites sur internet des publicités pour Darty. Dans mon cas, ces publicités n’apparaitront pas, j’utilise uBlock Origin et un nettoyeur de cookies, Cookies Self Destruct.

La deuxième façon de « se faire collecter ses données personnelles » et qui est plus puissante est l’utilisation d’identifiants nominatifs, tels que ceux utilisés par Facebook ou Google. Afin d’utiliser leurs services, vous devez être connectés à leurs serveurs. Les données collectées sont bien plus lourdes que le simple cookie de navigation. Tout y passe : age, nom, prénom, « likes », posts écrits, photos partagées, groupes suivis… Bref, tout ce que vous ferez sur leur sit, ainsi que tout ce que vous ferez sur internet, tant que vous resterez connectés avec votre identifiant Facebook ! Et là où le cookie est temporaire, parce qu’on peut l’effacer sans problème en vidant son historique de navigation en deux clics, le compte Facebook est lui sans limite temporelle. Vous avez crée un compte il a y 10 ans : Facebook a une connaissance plus intime de vous que… vous-même et aura un profil parfait de son utilisateur. D’où l’intérêt de se déconnecter de FB quand on a fini de sa visite sur le réseau social. C’est le strict minimum que peu de gens font parce qu’il faut par suite ré-entrer identifiant et mot de passe, trop dur, n’est-ce pas ? 🙂

Ainsi, le problème de l’utilisation malfaisante de vos données n’est certainement pas empêché par le RGPD, que ce soit le profilage massif ou l’utilisation de vos données à des fins de manipulation. Il aurait été plus intéressant d’empêcher le stockage de nos données sur une longue période par exemple mais ce serait tuer le modèle économique de Facebook ou Google qui ne vivent que de la publicité (voir les camemberts de cette page), donc des données de leurs utilisateurs…

 

PS : et ça n’empechera pas Facebook et Google de faire ce qu’ils veulent : Android et les applications de Facebook déjà accusés de non-respect du RGPD

Une tablette, pourquoi faire au final ?

Ma tablette Samsung est en fin vie. Achetée en 2012, elle me sert à écouter la radio quand je cuisine ou le soir avec des écouteurs. Elle peut encore diffuser des films ou des dessins animés quand nous partons en vacances, sans télévision disponible pour occuper ponctuellement notre fils.

L’OS n’est plus à jour. La navigation internet rame avec le navigateur par défaut. Installer une application met une temps très long et encore plus long pour ouvrir l’application elle-même.

Dans un contexte de questionnement qui est le mien, écologique, pratique et utilitaire, je me dis que renouveler cet achat à peu d’intérêt.

Une tablette, pourquoi faire ?

Écouter la radio, mon téléphone peut le faire. Avoir un support pour voir un film ou un dessin animé en déplacement ? Mon ordinateur portable peut le faire. Je peux également prendre une clé USB et la brancher sur quasiment tous les téléviseurs actuels.

Je sais que le format tablette est intéressant : légère, facile à transporter, elle permet de consulter le net facilement, de lire les nouvelles et consulter ses emails sans trop de problème. Par contre, pour écrire un billet de blog ou répondre à un courriel de plus de 5 lignes, cela devient tout de suite plus fastidieux.  Je ne parle même pas de retoucher une image ou de gérer une feuille de calcul avec cinq onglets. Et les « copier-coller » pénibles sur une tablette, quel que soit l’OS, non merci.

A cela, il faudrait rajouter un nouvel appareil à la maison, un nouveau chargeur à transporter et à ne pas oublier, reproposer encore ses données privées à un nouvel opérateur via un nouvel dispositif et augmenter son empreinte écologique, terme poli pour ne pas dire « encore plus consommer d’énergie en rechargement et polluer ».

A priori, la tablette est donc un achat superflu pour notre foyer, même si les sirènes du marketing envoient leur chant et « comme tout le monde en a une, il en faut une« .

Un matériel intéressant pourrait être une liseuse avec encre électronique permettant de surfer sur le net de façon correcte, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et d’utiliser certaines applications comme Evernote. Cela limiterait la fatigue visuelle, économiserait de l’énergie et permettrait un usage plus productif en zappant les jeux par exemple. Utopique  donc.

Gardons la tête froide pour le coup et voyons si cet achat devient impératif au moment où j’enverrais mon actuelle tablette au recyclage 🙂

A suivre donc.