Dans le cloud, personne ne vous entendra crier

Définition de base du mot cloud (infonuagique en français) : l’ordinateur de quelqu’un d’autre.


Nous apprenons ce jour qu’une cyberattaque en Allemagne a permis de récupérer les données de centaines de personnalités allemandes.

Le groupe hôtelier Marriott a révélé que les données concernant 5 millions de passeport ont été dérobées de ses serveurs informatiques.

Ces évènements rappellent sans cesse que dans le cloud, rien n’est définitivement protégé. Que ce soit par l’action de pirates informatiques, un·e employé·e décu·e ou une simple erreur humaine, ce qui se trouve sur des serveurs informatiques privés peut à tout moment se retrouver dans la nature, révélé au public.

Yahoo, Orange, Ebay, Facebook, Domino’s Pizza, la Banque Centrale Européenne… toutes les organisations ont été ou seront hackées. Et il en va de même pour nous.

Ce n’est qu’une question de temps avant de voir toutes ou partie de nos données privées être volées, voir exposées publiquement.

Faut-il réfléchir à ce que nous envoyons en ligne via nos ordinateurs et par téléphone ? Pour ma part, je pense que oui.

J’ai bien conscience que l’éparpillement de nos données numériques dans le cloud est obligatoire : par le biais du e-commerce généralisé, par la numérisation des échanges administratifs et par l’utilisation de nombreux outils de conversation (email, SMS, Whatsapp, Snap, Skype, Messenger..). Nous stockons des bouts de nos vies sur les ordinateurs de tierce personne en partant d’un principe simple : la confiance inconsciente que nous leur faisons.

Or, chaque acteur numérique n’est pas un coffre-fort. Il faut donc se préparer mentalement à perdre ou plutôt à partager nos données involontairement.

Ce qui m’amène à mon deuxième point : limiter ce partage de données privées, voir intimes. Je pense particulièrement à l’épisode du Fappening qui a vu les photos intimes de célébrités féminines révélées au monde entier en aout 2014 après le hack du service de stockage d’Apple, iCloud.

Internet n’est pas un lieu privé, même si certains canaux en donnent l’illusion, comme Snapchat où la jeunesse se réfugie pour échapper aux regards des parents, et ne le sera jamais.

La difficile leçon de cette histoire peut se résumer de façon suivante : faites ce que vous voulez, dans le contexte que vous voulez mais ne mettez rien en ligne de compromettant. Que ce soit des choses intimes, sexuelles, votre futur plan de domination du monde ou tout le mal que vous pensez de votre manager, ne mettez rien en ligne. Jamais.

– Damien

PS : les plus fidèles d’entre vous reconnaîtront le titre de ce billet que j’avais utilisé sur un précédent blog 🙂